« Etre heureux est il forcément confortable ? »

 Etre heureux est il forcément confortable ?Voici un extrait de ce superbe bouquin de Thomas d’Ansembourg et la suite de son bestseller « Cessez d’être gentil, soyez vrai ! Être avec les autres en restant soi-même » :  Ainsi, ilAnsembourg Etre heureux est il forcément confortable ? y a au moins deux façons de faire toutes choses.

Par exemple, si

nous avons la chance d’avoir un balcon ou un jardin à cultiver nous pouvons entretenir nos géraniums « parce qu’il faut le faire…

Si moi je ne le fais pas, personne ne le fera ! » ; nous sommes alors dans le faire, nous assumons une fonction : nous fonctionnons.

Nous pouvons aussi entretenir ces même géraniums « parce que j’aime prendre soin des choses vivantes et odorantes autour de moi, j’aime contribuer à créer de la beauté dans le monde et à l’entretenir » ; nous sommes alors dans l’être, nous participons à la vie, nous sommes vivants.

Le risque tragique de la première attitude, c’est de se dire : « je serai en paix quand j’aurai :

1. Fini la vaisselle (faire)

2. Rangé la maison (faire)

3. Mis de l’ordre dans mes papiers et fait ma comptabilité (faire)

4. Repeint la chambre du petit (faire)

5. Visité ma vieille tante à l’autre bout du pays (faire)

6. Lire les dix livres qui attendent d’être lu sur ma tablette de ma chambre (faire)

7. Réussi à faire une heure de sport tout les jours (faire)

8. Maîtrisé enfin mon ordinateur (faire)

9. Terminé mon cours d’anglais (faire)

10. Achevé ma thérapie (faire)

11. Clôturé mon divorce (faire)

12. Atteint l’illumination (faire)

Nous pouvons ainsi attendre 150 ans à nous agiter nerveusement, à faire toutes ces choses l’une après l’autre (et souvent l’une dans l’autre : tout en même temps), dans une grande confusion et une grande insatisfaction du cœur espérant toujours que la suivante nous comblera davantage, au lieu de puiser notre satisfaction profonde à la fois dans la chose elle-même, dans la valeur que sert la chose et dans l’être, notre être, qui est, vit et dure au-delà de la chose. »

Prenez le temps de vous connecter à vous, de sentir ce qui se passe dans votre corps quand vous pensez à : « je dois, il faut ». Après avoir accueilli ces injonctions, essayez de mettre une valeur qui vous est propre derrière l’action à mener (et non une croyance, plus difficile à discerner). Et maintenant…………………………………. goûtez la joie du sens retrouver dans l’action.

Voici le résumé du livre :

Croire que pour être heureux, il faut se sentir bien tout le temps et mener la vie dont on a rêvé à tous points de vue, voilà une illusion qui empêche bien des gens de goûter pleinement les moments de bonheur qui jalonnent leur vie.

C’est même un piège dans lequel plusieurs d’entre nous restent pris longtemps… Des pièges antibonheur, Thomas d’Ansembourg en a cerné plusieurs, tant dans sa propre vie que dans celle des gens qu’il accompagne. Au fil des ans, il a analysé méthodiquement leur mécanique et découvert comment ils se manifestent quotidiennement dans nos habitudes de vie et nos façons de penser.

A l’aide d’exemples concrets, il nous invite à prendre conscience des pièges antibonheur qui limitent notre vie et nous propose des apprentissages pratiques pour nous en libérer.

Si ces deux étapes ne sont pas nécessairement toujours confortables, elles sont cependant essentielles pour apprendre à traverser les difficultés et les souffrances de la vie ainsi qu’à ressentir un bien-être intérieur de plus en plus grand.

On confond trop souvent le bonheur avec la facilité, l’absence d’efforts, la tranquilité, une espèce d’insouciance. D’Ansembourg montre qu’ »être heureux… », c’est avant tout affaire de conscience et de qualité de relations, et que cette conscience et cette qualité peuvent conduire à faire, dire, éprouver des choses douloureuses, en tout cas « pas confortables », à l’image d’une lumière trop vive pour une personne habituée à la pénombre.
 Etre heureux est il forcément confortable ? Etre heureux est il forcément confortable ?

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